6. Division par classification des organismes

La notion d'espèce
La notion d'espèce est à la base de la classification. En d'autres termes, l'unité fondamentale de la classification des organismes sera définie par l'espèce. Elle est fondée sur deux critères essentiels :

  • Un critère de similitude
  • Un critère génétique

Ainsi, une espèce animale ou végétale groupera tous les organismes :

  • ayant des caratèristiques semblables entre eux
  • capables de se reproduire entre eux

Deux espèces d'un même genre se ressemblent plus ou moins, mais leur comportement, leur écologie peuvent être différents.

C'est au célèbre naturaliste suédois LINNE, au 18e siècle, que revient le mérite d'avoir commencé et imaginé un système de classement d'un très grand nombre d'espèces. Ainsi la science de la classification décrivant les espèces s'appelle Systématique ou Taxonomie.

Ce système est basé sur une nomenclature universelle à deux mots latins :

  • le premier mot est le nom du genre (s'écrit toujours avec une majuscule)
  • le second, le nom de l'espèce (s'écrit toujours avec une minuscule)

... suit l'initiale ou le nom du naturiste qui a, le premier décrit l'espèce, ainsi que l'année de la découverte. Suivant les pays, voire les régions, une espèce peut avoir un ou plusieurs nom usuel dits vernaculaires.

Prenons un exemple parmi les poissons; on dit :

  • loup (de mer) en Méditérranée
  • bar en Atlantique et sur la Manche
  • loubas, loupassou,... sont des noms locaux du midi
  • la ragno, la luvazzu sont des noms usuels en Corse
  • bass en anglais
  • lubrina en espagnol
  • spigola en italien

Scientifiquement; on dit :

  • Dicentrarchus labrax, (L.)


Les espèces sont ensuite rassemblées par affinités dans des groupes plus vastes de la classification :

  • les espèces sont groupées en genres
  • les genres sont groupés en familles
  • les familles sont groupés en ordres
  • les ordres sont groupés en classes
  • les classes sont groupés en embranchements

Cette hiérarchie n'est pas toujours évidente et un moyen mnémotechnique de s'en souvenir est basé sur le terme RECOF qui est une suite des initiales :

R - Règne, E - Embranchement, C - Classe, O - Ordre, F - Famille

Reprenons notre exemple du loup commun :

Règne:
   Sous-Règne:
Animal
Chordés
Embranchement: Vertébrés
Classe Poissons osseux, ostéichthyens
Ordre: Perciformes
Famille: Sérranidés
Genre: Dicentrarchus
Espèce: labrax

Le cycle alimentaire.
A partir du gaz carbonique de l'air ambiant, de l'eau et à l'aide de l'énergie solaire, les organismes autotrophe fabriquent de la matière organique. C'est le point de départ du cycle alimentaire. Cette matière organique, le phytoplancton, est consommée par des animaux herbivores qui sont eux-mêmes la proie des animaux carnivores. Les cadavres et les excréments de ces organismes seront finalement décomposés en sels minéraux par les bactéries et le cycle pourra recommencer. Il est a remarquer que l'énergie solaire est donc à la base de la vie actuelle sur terre.

Le cycle alimentaire est souvent présenté sous la forme d'une pyramide énergétique. La biomasse totale de chaque étape d'une chaîne trophique est d'environ 10% de la biomasse de l'étage suivant. Donc d'un prédateur au suivant, le rendement en biomasse est de 10%. On distingue différentes chaînes selon le nombre d'étages qui les constituent.

Les chaînes à trois étages comme celle de la baleine sont courtes et on un rendement élevé. 100 kg de phytoplancton permettent d'obtenir 1 kg de baleine (100 kg de phytoplancton, 10 kg de krill, 1 kg de baleine). Les chaînes longues ont un rendement plus faible. Une chaîne à cinq étages nécessite 10 tonnes de phytoplancton à la source, pour produire 1 kg au dernier maillon.

  • 10000 kg de phytoplancon
  • 1000 kg de zooplancton phytophage
  • 100 kg de plancton carnivore
  • 10 kg de poisson
  • 1 kg de requin

Malheureusement, les toxines et les polluants se consentrent de ce fait par un facteur 10 tout au long de la chaîne alimentaire et peuvent, dés lors, sérieusement empoisonner les animaux situés à son sommet.

Les relations alimentaires.
On dit des animaux végétariens (phytophages) qu'ils broutent tandis que les carnivores sont des prédateurs qui chassent et capturent leurs proies. Il existe aussi des charognards qui dévorent les cadavres. Les parasites eux profitent (en abri et en nouriture) d'un hôte tandis que dans le cas de la symbiose , les deux partenaires tirent profit de leur association.

Ces associations peuvent être de différents types :

  • Symbiose
    C'est une association biologique stable et quasiment obligatoire pour les deux partenaires, qui mène une existence intégrée, à bénéfice réciproque.
    Exemple: Le corail qu'associe un polype et une algue

  • Mutualisme
    C'est une association volontaire à bénéfice réciproque, pour les deux partenaires. Mais cette association n'est pas intégrée et les deux partenaires peuvent vivre séparément.
    Exemple: L'anémone et le poisson clonw.

  • Commensalisme
    Il y a bénéfice unilatéral pour un des deux partenaires, mais sans que cela ne nuise à l'autre.
    Exemple: Le rémora qui s'accroche sous d'autres gros poissons à l'aide de sa ventouse.

  • Parasitisme
    Dans ce cas, l'un des deux partenaires profite de l'autre en lui nuisant.
    Exemple: Le poisson qui squatte l'intérieur d'une holoturie (concombre de mer) et qui s'en nourrit.


Back Top Sommaire

© 2000 Pascal Constant
Web Sites : Ecole d'Activités Subaquatiques Aubange and PC Web Pages
Contact : ngia697@hotmail.com